samedi, septembre 30, 2006
068 - La place de l'étoile
Un beau matin, je me réveillerai et je me placerai debout sur la place de l'étoile, là où un artiste a un jour jadis disposé des tuiles de céramique en forme de rose des vents. J'irai là de bonne heure et je placerai mes deux pieds au centre, au coeur, au milieu de l'étoile. Alors, je fermerai les yeux et je tournerai comme ça pendant une minute ou deux, autant pour m'étourdir que pour me désorienter.
Ensuite, j'ouvrirai les yeux et je marcherai en direction de la pointe sur laquelle mon corps tout entier ce sera arrêté. Je marcherai, je courrai, je planerai, je traînerai de la patte, je vagabonderai vers cette seule et unique direction, aveugle de toutes les autres.
Peut-être arriverai-je en quelque part. Peut-être que justement non, que j'errerai comme on erre d'erreurs en erreurs, mais au moins je bougerai vers ce néant ou ce trop plein d'incertitude qui me portera vers un nouveau lendemain.
Un beau matin, j'irai. Pour l'heure, je reste là à te contempler, mon amour.
Ensuite, j'ouvrirai les yeux et je marcherai en direction de la pointe sur laquelle mon corps tout entier ce sera arrêté. Je marcherai, je courrai, je planerai, je traînerai de la patte, je vagabonderai vers cette seule et unique direction, aveugle de toutes les autres.
Peut-être arriverai-je en quelque part. Peut-être que justement non, que j'errerai comme on erre d'erreurs en erreurs, mais au moins je bougerai vers ce néant ou ce trop plein d'incertitude qui me portera vers un nouveau lendemain.
Un beau matin, j'irai. Pour l'heure, je reste là à te contempler, mon amour.
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